Souvenirs du village, photos d'hier et d'aujourd'hui...
     

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L'Asquinois taquin n°019 (Été 2009)
est sorti, en vente au club et aux Hirondelles, 2€00
Pour voir la "une", cliquez ici.


Album-mémoire

L'Album-mémoire est un des nombreux projets du club informatique. C'est également l'un des plus important. L'objectif final est la sortie d'un livre dans lequel les habitants actuels d'Asquins racontent  leurs souvenirs et l'histoire de leurs maisons.

Une manière originale de laisser aux générations futures une trace indélébile de notre présent qui constituera un jour le passé asquinois.


Témoins du passé d'Asquins de nombreuses cartes postales
des années 1900 à nos jours,
 ont été rassemblées à partir de collections particulières.

L'Album-Mémoire d'Asquins
de l'an 2000 est destiné aux générations futures, pour garder une trace de l'évolution du village...


 

photo ci@

Les habitants d'Asquins sont invités à remettre au club
l'histoire de leur
maison ainsi que l' autorisation de publication sur tout support le plus rapidement possible.

Les premières pages de la maquette ont vu le jour,
L'album avance...
Aux dernières nouvelles, deux financements représentant environ 11 000 € sont annoncés...
Trois équipes frappent aux portes des Asquinois pour collecter les textes familiaux.
Pendant ce temps, Sébastien et son équipe relisent et valident les écrits, procèdent au montage page par page.
Que de patience...
 

Pour voir un extrait de l'album cliquez ici

Les extraits de cartes postales de cette page sont tirés
de la collection de Louis Marcel Garriga


Selon Michel Giraux, Maire de Montillot, il s'agirait de son aïeul Henri Giraux et de son fils Henri.

 

Créations d'Asquinois

 

 

 

Poèmes de Raymonde Fauvé
Poèmes de Roland Forgeard
Poème d'Alain Chateau
Texte de Claude Lefort
Patois d'Adrien Gourlet

 

 

Cliquez pour agrandir
                                     



Fables de La Fontaine revues et corrigées par Adrien Gourlet

 

Asquinois Taquin 11: L'chagne ai peu l'p'tiot jonc d'riviée

Asquinois Taquin 12: Perrette et le Pot tôlé

Asquinois Taquin 13: L'meugnier, son gâ é l'bourricot

Asquinois Taquin 14: Le p'tiot poula, l'matou ai peu lai p'ptiote rate.

Asquinois Taquin 16: L'Renard ai l'Bouc

Asquinois Taquin 17: Le loup et l'aigneau

 

Habitants d'Asquins, cette rubrique est celle de vos histoires! N'hésitez pas à nous proposer vos oeuvres écrites ou graphiques.

 


 

Un petit patrimoine qui sort de l'ombre :

Les cabanes de vignerons d'Asquins

Au début du dix neuvième siècle, le village comptait neuf cents habitants qui, pour pouvoir subsister, parfois misérablement, durent aller défricher les collines afin de pouvoir gagner un peu plus de terre, un peu plus de culture vivrière. Equipés d'une pioche et d'une hotte, les hommes de ce siècle ont arraché aux collines toutes les laves qui rendaient la terre, leur terre, impropre à la plantation de vignes. Ces pierres, ils les ont transportées hottée après hottée, jour après jour, prolongeant les meurgers commencés bien avant eux, bâtissant des murs de soutènement afin de créer des terrasses, élevant des murets de clos ou d'enclos qui, la nuit, restitueront à la vigne la chaleur accumulée pendant la journée. Soucieux de se protéger des intempéries, ils construisirent des cabanes avec les pierres arrachées à la terre.
Les plus anciennes, celles dont il reste encore des traces aujourd'hui, furent construites pendant la première moitié du dix neuvième siècle; elles étaient de petites dimensions, de forme circulaire, et deux personnes pouvaient y prendre leurs repas et un peu de repos. Elles étaient couvertes de laves en encorbellement par coupole et une dalle faîtière, véritable clef de voûte à l'envers couronnait l'ensemble. Cette dalle pouvait être déplacée de l'intérieur permettant à la fumée d'un feu de sarments de s'échapper à l'extérieur. Elles étaient construites soit isolées en tête d'une parcelle, soit adossées ou intégrées à un meurger.
Vers la moitié du dix neuvième siècle, elles prirent d'autres formes, le plan intérieur devint carré ou rectangulaire, elles furent un peu plus vaste et un confort, tout relatif apparut. Mieux aménagées, des niches furent disposées dans les murs, une, deux plus rarement, ayant pratiquement toutes la même hauteur, trente cinq centimètres, juste la taille de la bouteille bourguignonne !
Dans quelques unes, des cheminées d'angle furent installées, le conduit d'évacuation de la fumée était aménagé dans l'épaisseur du mur.
De nombreux points communs sont à remarquer entre ces deux types de cabanes : les voûtes à encorbellement, les ouvertures qui sont de dimensions pratiquement constantes et ne possèdent pas de portes, le matériau constituant le linteau (point faible de la construction) fait de bois de chêne ou de châtaignier, ou, d'une lave suffisamment solide pour résister à la charge de la voûte. Autre lien de parenté, l'épaisseur des murs, 0.50 m, la coudée, mesure encore utilisée à cette époque. Les dernières cabanes construites, le furent à la fin du dix neuvième siècle et au début du vingtième, ce sont les grangettes et elles sont complètement différentes de leurs aînées. Si leurs murs sont toujours en pierre, un ajout de mortier ou de terre marneuse vient en renforcer la solidité.

Les grangettes

Encore plus vastes, de forme rectangulaire, elles disposent d'un mobilier plus important, des étagères, des fenêtres vitrées, une vaste cheminée et sont closes par une porte fermant à clef. Certaines comportent un grenier accessible de l'intérieur au moyen d'une trappe. La toiture est à deux pentes et couverte de petites tuiles bourguignonnes remplacées ensuite par des tuiles mécaniques .Elles sont toujours isolées, permettent de se tenir debout et leurs dimensions plus importantes autorisent l'entreposage d'un matériel de plus en plus important. A Asquins, l'association " Cabanes, meurgers et murets en Vézelien " a recensé 130 cabanes sur le territoire de la commune. Abritées par un couvert végétal qui, peu à peu a remplacé les vignes et les cerisiers qui autrefois couvraient les " coûtas " (collines), elles sont maintenant cartographiées par GPS (ground positioning System), système de positionnement géographique utilisant un récepteur de signaux émis par des satellites en orbite terrestre. Chaque cabane a été photographiée, ses caractéristiques ont été notées sur une fiche et tout devrait se retrouver bientôt sur un DVD. Dans l'immédiat, il est urgent de mobiliser toutes les forces vives disponibles afin d'éviter qu'elles ne tombent définitivement dans l'oubli.

Guy Gourlet

 

 

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mise à jour:  06-Aoû.-2008