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Dernière feuille La froideur a brisé ma verdure première Et mon âme est perdue au gré d'une saison. A quoi bon maintenant m'agiter sans raison, Moi, la feuille qui meurt, en ma sève de pierre. Alors que je clapote encor sur la faîtière, Par un léger zéphir, un petit aquilon Cèdera mon attache et dans un tourbillon, Je plongerai dedans, pour être la dernière. Aussi, dans ma voltige, en un suprême effort, J'essaierai de monter plus haut que mon support Et puis, je danserai la valse, toute belle. Montrant ma grâce au sort qui me jette au néant Pour rejoindre mes soeurs, je ne suis plus rebelle; Je savoure déjà ma chute en souriant. 9 décembre 1990 |
Charme d’automne
10 novembre 1989 |
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Reflet au fond d'un puits
"Et si je pense donc je suis" Je n'ai pas besoin d'être beau Me reconnaître si je puis, Le choix du destin me fit roi, Quelle aventure à recourir,
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L'eau me rappelle sans ennuis Car j'ai glané de ci de là Je vois quand même un peu de moi Comme un pantin dans un tiroir
Roland Forgeard,
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Promenade de biche La feuille morte
froisse et glisse sur la pente Magnifique, c'est vrai, son frais pelage brille La fraîcheur du matin lache la goutte fine Elle sort doucement sa tête du feuillage,
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L'image sur la plaine où la fraîcheur écume Fait vibrer ses yeux noirs sur la mouvante brume. Et l'oreille tendue au concert des oiseaux S'incline en même temps que bougent les naseaux.
Un geai vient de crier, c'est une fausse alarme, Ses deux genoux pliés pour le grand décollage, Roland Forgeard, |